Le Guatemala

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Quand je suis né
on m’a mis deux larmes
dans les yeux
pour que je puisse voir
l’étendue de la douleur de mon peuple

Humberto Ak’Abal
Le Gardien de la chute d’eau
traduit par Yvan Avena – éd. L’Harmattan

Le Guatemala est un pays de l’Amérique centrale qui fut, il y a plus de deux millénaires, le berceau de la brillante civilisation maya. Colonie de l’Espagne jusqu’en 1821, ce pays est sorti en 1996 d’un conflit armé dévastateur de plus de trente ans qui a causé 150 000 morts, 45 000 disparus, 200 000 réfugiés au Mexique ou ailleurs.

Population : 15 millions d’habitants en juin 2012 selon l’Institut National de Statistiques (INE), dont la moitié est âgée de moins de 20 ans. La population indienne maya représente la moitié de la population du Guatemala. Le taux de fécondité est très élevé, surtout en zone rurale (source INE 4,2 enfants par femme).

Inégalités sociales : En 2011, 54 % de la population est pauvre ou extrêmement pauvre (INE). Les disparités entre très riches et très pauvres sont considérables.

Tout au long de leur histoire, les communautés mayas ont été exclues de la vie sociale, économique et politique de leur pays. Elles ont un accès très limité à l’éducation et à l’emploi ainsi qu’aux services de base (eau courante, électricité etc.)

bananiers

Les paysans sont de plus en plus nombreux à être chassés de leurs terres. Les expropriations se font au profit d’entreprises multinationales pétrolières ou agricoles dans ce pays où 8% des propriétaires terriens contrôlent 78% des terres arables (1). Les narcotrafiquants s’inscrivent dans ce contexte. Les principales activités agricoles sont destinées à l’exportation : café, canne à sucre,coton, élevage bovin.

(1) Le Monde Magazine, 4 juin 2011 : « Le Guatemala sous la coupe de l’agrobusiness »